Le Président du Niger, Général Abdourahamane Tiani a effectué une visite officielle en Algérie, du dimanche 15 au lundi 16 février. Pour des observateurs, Niamey pourrait jouer un « rôle de facilitateur entre Bamako et Alger ».
Le chef de l’État nigérien était accompagné d’une importante délégation ministérielle. Cette visite a été précédée de celle d’une délégation du Burkina Faso à Alger. CE déplacement du chef de l’État du Niger a été beaucoup commenté au Mali.
Certains s’interrogeant sur le mobile de cette visite, car depuis quelques mois, le Niger, le Burkina Faso et le Mali étaient en froid avec l’Algérie, suite à l’abattage par cette dernière d’un drone de l’armée malienne. Spécialiste des relations internationales, Dr Hossene Ben Bamba, analyse ce déplacement sous l’angle d’une normalisation des relations entre Alger et l’AES.
Un potentiel facilitateur
« Le Niger entretient des relations diplomatiques relativement équilibrées avec ses voisins sahéliens. Cette position intermédiaire peut lui permettre d’agir comme un interlocuteur acceptable par les deux parties, vu sa position géographique », explique l’analyste.
« L’apaisement des tensions entre Bamako et Alger correspond également à un intérêt direct pour le Niger. Les divergences actuelles ayant des effets sur la coopération sécuritaire régionale et par extension sa propre stabilité au Niger », ajoute-t-il.
Pour Dr Hossene Ben Bamba. Niamey pourrait davantage jouer un rôle de facilitateur. « Surtout pas de facilitateur officiel, mais discret », précise Dr. Bamba qui rappelle que les différends entre le Mali et l’Algérie portent surtout sur des questions particulièrement sensibles.
Il s’agit, dit-il, « du processus de paix, de la gestion des groupes armés au nord, ou encore des perceptions d’ingérence diplomatique ». Des enjeux qui dépassent, selon le spécialiste des relations internationales, le cadre d’une médiation bilatérale classique.
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Source : Studio Tamani
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