C’est le Conservatoire des Arts et Métiers Multimédia – Balla Fasséké KOUYATÉ qui a servi de cadre pour la cérémonie d’ouverture de la semaine nationale pour l’harmonisation et l’utilisation des symboles de l’Etat.
Sous la présidence du Premier ministre, la cérémonie a rassemblé de hautes personnalités, des magistrats, des chercheurs, des spécialistes et des experts.
Pour le Président de la commission de la Semaine,
Mohamed Maouloud NAJIM, Président de la commission d’organisation m, il a développé le
Thème de la conférence inaugurale « l’hymne national et nous: l’inspiration du symbole « .
Selon lui, du sceau à la devise en passant par le drapeau, l’hymne national et les armoiries, les symboles de l’Etat sont souvent utilisés à tort et à travers.
Parfois, par méconnaissance, quelquefois par ignorance, les citoyennes et les citoyens font une mauvaise appropriation des signes distinctifs de notre pays.
Pour résoudre ce problème récurrent, une commission nationale a été mise en place dans le but de lever les confusions qui persistent. Pour la circonstance, la commission a élaboré un document phare dénommé » Bréviaire des signes distinctifs de l’Etat ».
Pour le Premier ministre, Chef du gouvernement : » La Semaine nationale revêt, dans son contenu, les contours d’une véritable campagne d’éducation civique et patriotique à un moment où notre pays est engagé dans un processus de refondation de l’Etat avec tout ce que cela impose comme comportements positifs à adopter pour un changement qualitatif dans la gouvernance et la citoyenneté ».
Dans le même sens, la commission nationale a fait plusieurs recommandations dans son bréviaire. On peut retenir, entre autres : un nouveau cadre normatif de réglage et de régulation de l’utilisation de chacun des symboles, une réglementation mieux adaptée au nouveau contexte, incluant le processus de digitalisation et le recours au code-barres pour renforcer l’authentification des actes marqués par le sceau, la création d’un dispositif de gestion de veille et de contrôle de la sacralité du symbole, avec la constitution d’une banque de données sur les symboles et d’une base de données comportant les références des détenteurs autorisés de cachets et de timbres secs, et qui effectue le contrôle de conformité et exerce la police des usagers.
Dans la dynamique actuelle de refondation de l’état du Mali, il est indispensable de donner un contenu à la fois représentatif et malien aux symboles de la Nation ce qui permettra au peuple de s’y reconnaître pleinement.
Le Premier ministre, Chef du gouvernement a incité à une responsabilité collective quant à l’utilisation des symboles de l’Etat : » C’est le lieu d’en appeler au sens de responsabilité de tous les acteurs, utilisateurs des symboles de l’Etat, à commencer par le Gouvernement et toutes les structures publiques, pour faire un état des lieux, à leur niveau, de la conformité, de la légalité et de l’exclusivité de l’utilisation des attributs de la République. »
Selon lui, « les symboles de l’Etat jouent un rôle essentiel dans la formation des citoyens:
ils inculquent le respect des lois et des institutions ;
ils nourrissent le patriotisme, l’amour de la patrie et le sens du devoir civique ;
ils servent de support pédagogique dans les écoles, les cérémonies officielles et les commémorations.
Les symboles de l’État ne sont pas de simples images ou mots : ils constituent le ciment de la nation, le reflet de son histoire, et la boussole de son avenir. »
Il a félicité le ministre de la Justice, Droits de l’homme, Garde des Sceaux pour sa collaboration avec le Ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie Hôtelière et du Tourisme dans l’organisation d’un tel événement, puisque: « La puissance médiatrice des artistes et créateurs portera à destination le verbe de nos symboles d’identité nationale : le Mali chanté par l’hymne national, les couleurs de la bannière Vert-Or-Rouge, l’écho de la devise « Un Peuple – Un But – Une Foi ». Cette puissance portera également l’empreinte du Lion debout, l’altier du Sceau et du Vautour impérial qui plane sur les armoiries »
Il faut rappeler que le Ministre Mohamed Selikènè Coulibaly a fait une brillante leçon inaugurale sur « l’hymne national ».
La cérémonie s’est tenue en présence d’une douzaine de membres du gouvernement.
CCRP PRIMATURE
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