Au terme de la 2ᵉ session du Collège des Chefs d’État de la Confédération des États du Sahel (AES), tenue à Bamako, l’histoire s’est écrite avec méthode, sang-froid et vision. Le passage de témoin à la tête de la Confédération, du Général d’Armée Assimi GOÏTA au Capitaine Ibrahim TRAORÉ, n’est ni un simple rituel protocolaire ni un changement de façade. Il consacre une continuité stratégique assumée, fondée sur la souveraineté, la solidarité et la justice pour les peuples sahéliens.

Bamada.net-Depuis sa création le 6 juillet 2024 à Niamey, l’AES a pris corps dans un environnement régional et international hostile, marqué par des tentatives répétées de déstabilisation, des pressions économiques et une guerre informationnelle permanente. Face à ces défis, la présidence malienne, sous le leadership du Général Assimi GOÏTA, a posé des fondations solides autour de trois piliers clairs : Défense et Sécurité, Diplomatie, Développement. Les faits parlent d’eux-mêmes.

La montée en puissance de la Force unifiée de l’AES, la coordination diplomatique confédérale, la reconnaissance progressive de la Confédération comme acteur géopolitique crédible, et surtout le lancement d’instruments structurants — Banque Confédérale d’Investissement et de Développement (BCID-AES), Centrale d’achat confédérale, Télévision de l’AES — témoignent d’une volonté politique ferme : rompre avec la dépendance et bâtir des outils endogènes au service des peuples.

L’inauguration, à Bamako, de la BCID-AES marque un tournant décisif. Cette institution financière n’est pas un symbole vide : elle incarne la reconquête de la souveraineté économique, le financement d’investissements structurants et la promotion d’un développement durable adapté aux réalités sahéliennes. Dans la même dynamique, le lancement de la Télévision de la Confédération répond à un impératif majeur : reprendre la maîtrise du récit, offrir une information fiable, équilibrée et panafricaine, et opposer à la désinformation un outil de cohésion et de vérité.

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C’est dans ce contexte de consolidation que s’inscrit la désignation du Capitaine Ibrahim TRAORÉ à la présidence de la Confédération pour l’année 2026. Loin d’un saut dans l’inconnu, ce choix traduit la maturité politique de l’AES. Le Burkina Faso, engagé avec constance dans la défense de sa souveraineté et la résistance aux ingérences, prend le relais avec un leadership jeune, déterminé et aligné sur la vision confédérale. Le message est clair : l’AES avance, sans rupture, sans recul, sans compromission.

Le Capitaine Ibrahim TRAORÉ hérite d’un chantier ambitieux, mais balisé. Les projets d’infrastructures intégrées — compagnie aérienne confédérale, autoroute transsahélienne, chemin de fer interconfédéral — dessinent les contours d’un espace économique cohérent. La poursuite de la coopération intra-sahélienne, affirmée lors de son discours d’investiture, confirme la ligne directrice : ne compter que sur nous-mêmes, mutualiser les forces, faire de l’unité une arme stratégique.

À Bamako, la présence du Président nigérien, le Général d’Armée Abdourahamane TIANI, a rappelé que l’AES est avant tout une alliance de destins. La décoration, au Palais de Koulouba, des Chefs d’État du Burkina Faso et du Niger à la dignité de Grand-Croix de l’Ordre National du Mali consacre une fraternité d’armes et de convictions. Elle reconnaît un engagement commun pour la justice, la dignité des peuples et la défense intransigeante de la souveraineté.

L’AES n’est pas seulement une architecture institutionnelle ; elle est une dynamique populaire, culturelle et identitaire. L’exposition artistique organisée en marge du sommet, mettant en lumière la place des femmes africaines et des figures majeures de la culture, rappelle que la souveraineté ne se limite pas aux frontières et aux armes : elle se nourrit aussi de mémoire, de création et de valeurs partagées.

À ceux qui annonçaient l’échec, l’isolement ou l’implosion, les Chefs d’État de l’AES opposent des actes. À ceux qui parient sur la peur et la division, ils répondent par la résilience et la cohésion. Comme l’a affirmé le Président sortant de la Confédération, la peur a changé de camp. La lutte contre le terrorisme progresse, la coordination s’intensifie, et la volonté politique demeure intacte.

Au moment où le Général Assimi GOÏTA passe la main, le Mali peut légitimement revendiquer un rôle moteur dans la naissance et la consolidation de cette Confédération. L’histoire retiendra que Bamako aura été le théâtre d’un passage de relais exemplaire, au service d’un projet collectif plus grand que les hommes.

Sous la présidence du Capitaine Ibrahim TRAORÉ, l’AES est attendue au tournant de l’approfondissement : transformer les institutions en résultats concrets pour les populations, renforcer la justice sociale, sécuriser durablement l’espace confédéral et imposer, sur la scène internationale, une voix sahélienne libre et respectée.

 

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Moussa keita

 

Source: Bamada.net



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