L’ancien Premier ministre de la Transition, Dr Choguel Kokalla Maïga, a été entendu hier, mardi 2 décembre 2025, par la Chambre d’instruction de la Cour suprême, dans le cadre de la procédure judiciaire ouverte contre lui pour des faits présumés « d’atteinte aux biens publics ». Une étape majeure dans un dossier qui suscite un large intérêt national depuis son placement sous mandat de dépôt, il y a désormais plus de trois mois.
Un transfert discret de Koulikoro à Bamako
Bamada.net-Selon les informations recueillies par Bamada.net, Dr Choguel Kokalla Maïga a été transféré dès lundi soir de la maison d’arrêt de Koulikoro vers Bamako. Ce déplacement visait à permettre sa présentation devant les magistrats de la plus haute juridiction du pays pour une audition de fond, annoncée depuis plusieurs semaines.
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La procédure s’est déroulée dans un climat jugé calme et strictement encadré, conforme au protocole judiciaire habituel. L’ancien Premier ministre a été conduit tôt le matin dans les locaux de la Cour suprême, où il a patienté avant son passage devant la Chambre d’instruction.
Une audition longue et décisive
Démarrée peu avant midi, l’audition a duré plusieurs heures. Les juges ont passé en revue les différents éléments qui ont motivé l’ouverture de l’information judiciaire, notamment la gestion de certaines ressources publiques au cours de son passage à la Primature.
À 17 h 05 précises, selon des sources concordantes contactées par Bamada.net, la séance a été levée.
Aucune agitation particulière n’a été constatée dans l’enceinte de la Cour suprême, le dispositif sécuritaire restant classique, mais suffisamment renforcé au regard de la sensibilité du dossier.
Retour en détention après l’audition
À l’issue de cette étape procédurale, Dr Choguel Kokalla Maïga a regagné sa cellule dans la soirée. Son statut de prévenu demeure inchangé en attendant la suite de la procédure, qui doit respecter les délais légaux et le rythme propre à l’instruction judiciaire menée par la Cour suprême.
Pour rappel, l’ancien chef du gouvernement avait été placé sous mandat de dépôt en août 2025, décision qui avait marqué un tournant inattendu dans le paysage politique national. Depuis, il observait une période de détention préventive dépassant désormais les cent jours.
Une affaire suivie de près par l’opinion
Sans entrer dans le contenu détaillé du dossier – couvert par le secret de l’instruction – plusieurs observateurs estiment que cette audition pourrait ouvrir la voie à de nouveaux développements judiciaires dans les prochains jours ou semaines.
Dans un contexte où l’opinion publique réclame davantage de transparence et de bonne gouvernance, cette étape est considérée comme cruciale.
Les autorités judiciaires, quant à elles, poursuivent leur travail avec méthode, rappelant que toute décision à venir devra se conformer aux textes en vigueur et au principe fondamental de la présomption d’innocence.
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Moise Touré
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Source: Bamada.net
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