Dans le sillage de la consolidation institutionnelle et économique de la Confédération des États du Sahel (AES), un événement majeur est venu confirmer la volonté des trois pays membres – Mali, Niger et Burkina Faso – de s’affirmer en tant qu’acteurs souverains et unis : la nomination du Professeur Balibié Serge Auguste Bayala à la présidence de la Banque Confédérale pour l’Investissement et le Développement (BCID-AES).
Bamada.net-Cette désignation, bien que relativement discrète, revêt une portée stratégique considérable, tant pour le Burkina Faso que pour l’ensemble de l’espace confédéral. Elle traduit la volonté des Chefs d’État de l’AES – le Général d’armée Assimi Goïta du Mali, le Général d’armée Abdourahamane Tiani du Niger et le Capitaine Ibrahim Traoré du Burkina Faso – de placer les institutions clés de la Confédération sous la direction d’experts de haut niveau capables de porter la transformation structurelle du Sahel.
Un profil d’exception au service de la souveraineté économique
Professeur titulaire des universités, expert en gestion financière et dirigeant public de premier plan, le Professeur Bayala est un architecte du développement africain. Titulaire d’un Doctorat (PhD) en Gestion Financière de l’Université de Groningen, il cumule plus de vingt années d’expérience dans la gouvernance d’institutions complexes, la structuration de mécanismes innovants de financement du développement et la conduite de réformes institutionnelles.
Au Burkina Faso, il a été l’un des artisans de la Caisse des Dépôts et d’Investissements (CDI-BF), un instrument stratégique de mobilisation de l’épargne longue au service de l’investissement productif et du développement national.
Sur le plan régional, il a dirigé le Centre Africain d’Études Supérieures en Gestion (CESAG) à Dakar, le transformant en centre régional d’excellence, consolidant son autonomie institutionnelle et son rayonnement académique. Il a également occupé des fonctions de haut management à la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), notamment au sein du COFEB, où il a contribué au renforcement des capacités des décideurs publics et des banques centrales de la sous-région.
Cette expérience robuste fait du Professeur Bayala un choix stratégique, capable d’articuler rigueur financière, crédibilité internationale et vision transformatrice, des qualités essentielles pour conduire la BCID-AES dans sa mission.
La BCID-AES : un pilier stratégique de la Confédération
La Banque Confédérale pour l’Investissement et le Développement (BCID-AES) n’est pas une institution financière ordinaire. Elle s’inscrit dans la dynamique de consolidation de la Confédération des États du Sahel, portée par le Collège des Chefs d’État de l’AES, et répond à une ambition claire : doter l’espace sahélien d’un instrument autonome de financement du développement.
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Dans un contexte où les États sahéliens affirment leur volonté de renforcer leur souveraineté politique, économique et monétaire, la BCID-AES est appelée à devenir un outil structurant pour :
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Financer les infrastructures stratégiques essentielles au développement des pays membres ;
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Soutenir l’industrialisation et la création d’emplois durables ;
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Mobiliser les ressources internes et régionales pour réduire la dépendance extérieure ;
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Promouvoir des projets intégrateurs à fort impact social et économique, consolidant la cohésion sahélienne.
La nomination de Serge Bayala traduit donc la volonté de placer cette institution stratégique sous le leadership d’un technicien aguerri, capable de conjuguer vision économique, rigueur financière et pertinence régionale.

Un symbole de fierté nationale et régionale
Au-delà de la reconnaissance d’un parcours individuel exceptionnel, cette nomination est également une source de fierté nationale pour le Burkina Faso, et illustre la confiance placée dans l’expertise burkinabè pour porter les instruments clés de la transformation structurelle du Sahel.
Elle s’inscrit dans une dynamique plus large de renforcement des institutions de la Confédération, qui comprend également :
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La Force unifiée de l’AES, garantissant la sécurité régionale ;
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La coordination diplomatique commune, consolidant la voix sahélienne sur la scène internationale ;
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La mise en place d’une architecture financière et institutionnelle autonome, pour assurer le développement durable et la souveraineté économique de la région.
Une vision tournée vers l’avenir
Pour les Chefs d’État de l’AES – Assimi Goïta, Abdourahamane Tiani et Ibrahim Traoré – cette nomination représente un investissement stratégique dans l’avenir du Sahel. La BCID-AES, sous la conduite du Professeur Bayala, se positionne comme le levier central de la souveraineté financière et un catalyseur du développement régional, consolidant les acquis de la Confédération et ouvrant la voie à de nouvelles initiatives économiques intégratrices.
Dans un monde marqué par des pressions externes et des défis multiformes, la BCID-AES symbolise la volonté des États sahéliens de prendre leur destin en main, en mettant l’expertise régionale au service de la prospérité collective.
Bamada.net, fidèle à sa ligne éditoriale de défense de la Confédération des États du Sahel, continuera de suivre et de valoriser les initiatives qui renforcent la souveraineté et la cohésion sahélienne, en mettant en lumière le rôle central du Mali, du Niger et du Burkina Faso dans la construction d’un Sahel fort, libre et résilient.
Vive la Confédération des États du Sahel !
Vive la souveraineté économique sahélienne !
Vive l’Afrique libre et intégrée !
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Ladji Djiga Sidibé
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Source: Bamada.net
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