Bamako, la capitale malienne, a une nouvelle fois été le théâtre d’un moment politique majeur pour l’avenir du Sahel. Du 15 au 18 décembre 2025, la ville a accueilli la réunion préparatoire de la session confédérale du Conseil des ministres de la Confédération des États du Sahel (AES), rassemblant les hauts fonctionnaires du Mali, du Burkina Faso et du Niger. Une rencontre stratégique qui confirme, s’il en était encore besoin, la solidité du projet confédéral porté par les trois États sahéliens et leurs dirigeants.
Bamada.net-Dans une atmosphère empreinte de fraternité et de solennité, la délégation burkinabè, conduite par le chef de la délégation des hauts fonctionnaires, a tenu à saluer l’accueil « chaleureux, fraternel et profondément africain » réservé par les autorités et le peuple maliens. Sur les rives du Djoliba, symbole d’histoire et de continuité, les représentants des trois pays ont travaillé à consolider les fondations d’un espace confédéral fondé sur une ambition claire : reprendre en main le destin des peuples du Sahel.
Une rencontre politique à forte portée symbolique
Au-delà de son caractère technique, cette réunion préparatoire s’inscrit comme un acte politique fort. Elle illustre la volonté commune du Mali, du Burkina Faso et du Niger de bâtir ensemble un cadre institutionnel nouveau, affranchi des logiques de dépendance et aligné sur les aspirations profondes des populations sahéliennes.
La Confédération des États du Sahel, résumée par sa devise « Un espace – Un peuple – Un destin », n’est plus une simple déclaration d’intention. Elle se matérialise progressivement à travers des décisions, des mécanismes communs et une vision stratégique partagée. Pour les délégations présentes à Bamako, cette phase de préparation est cruciale : elle conditionne l’efficacité des futures décisions du Conseil des ministres et, au-delà, celles du Collège des Chefs d’État.
Le leadership assumé des Chefs d’État de l’AES
Au cœur de cette dynamique confédérale, le rôle des dirigeants des trois pays a été largement mis en avant. Le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition du Mali et Président en exercice de la Confédération des États du Sahel, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, et le Général d’Armée Abdourahamane TIANI, Président de la République du Niger, incarnent aujourd’hui une nouvelle génération de leadership sahélien.
Selon la délégation burkinabè, leur vision commune constitue une véritable « boussole stratégique » pour l’AES. Une vision fondée sur trois piliers essentiels : la reconquête pleine et entière de la souveraineté, la sécurisation durable des territoires face aux menaces multiformes, et la promotion d’un développement endogène centré sur les besoins réels des populations.
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Sous leur impulsion, la Confédération s’affirme comme un projet de rupture assumée avec des modèles qui ont longtemps montré leurs limites. L’AES revendique désormais le droit des peuples sahéliens à décider par eux-mêmes, à définir leurs partenariats et à construire des politiques adaptées à leurs réalités historiques, culturelles et géopolitiques.
Des avancées concrètes depuis la création de la Confédération
Depuis la session historique du 6 juillet 2024, marquant la naissance officielle de la Confédération des États du Sahel, le processus de construction institutionnelle a connu des avancées notables. La feuille de route impulsée par le Président de la Confédération, le Général Assimi GOÏTA, guide méthodiquement cette montée en puissance.
Les domaines prioritaires identifiés dès les premières heures – Défense et Sécurité, Diplomatie souveraine, Développement intégré – font l’objet d’un travail soutenu. Des mécanismes communs se mettent en place, des convergences stratégiques s’opèrent et la crédibilité de l’AES se renforce sur la scène régionale et internationale.
Pour les experts réunis à Bamako, chaque pas en avant conforte l’ancrage de la Confédération et démontre la viabilité de ce choix historique. Loin des discours abstraits, l’AES s’inscrit dans une dynamique pragmatique, cohérente avec les valeurs de dignité, d’indépendance et de solidarité africaine.
Une responsabilité à la hauteur des attentes populaires
Les travaux préparatoires engagés à Bamako se déroulent sous le regard attentif des peuples du Sahel. Conscientes de cette attente, les délégations ont insisté sur la nécessité de préserver l’esprit qui a présidé à la création de la Confédération : fraternité, loyauté, transparence et solidarité agissante.
Pour le Burkina Faso, comme pour le Mali et le Niger, l’unité confédérale n’est pas un slogan, mais une exigence historique. Face aux défis sécuritaires, économiques et sociaux, l’option de l’isolement n’est plus tenable. C’est ensemble, dans un cadre confédéral fort et respecté, que les États du Sahel entendent transformer l’espérance populaire en résultats concrets.
L’AES, un projet d’avenir pour le Sahel
En réaffirmant sa pleine disponibilité à contribuer activement au succès des travaux, la délégation burkinabè a rappelé que la Confédération des États du Sahel se construit jour après jour, par l’engagement constant de ses cadres et de ses dirigeants. L’objectif est clair : bâtir une Confédération crédible, influente et tournée vers l’avenir, capable de répondre aux aspirations légitimes des peuples sahéliens.
À Bamako, le message est passé sans ambiguïté : le Sahel a choisi l’unité, la souveraineté et la dignité. Sous la conduite du Général Assimi GOÏTA, du Capitaine Ibrahim TRAORÉ et du Général Abdourahamane TIANI, l’AES trace son chemin, malgré les obstacles, avec la conviction que l’histoire se construit par le courage des décisions.
Comme l’a rappelé avec force la délégation du Burkina Faso, c’est unis que les États du Sahel vaincront les défis, transformeront l’espérance en actions concrètes et offriront à leurs peuples un horizon de stabilité, de sécurité et de prospérité.
Vive la Confédération des États du Sahel !
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Fatoumata Bintou Y
Source: Bamada.net
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