Bamada.net-Cette rencontre de deux jours réunit des experts des trois pays membres chargés d’harmoniser les documents stratégiques qui seront soumis au Conseil des ministres des Affaires étrangères, attendu le 26 novembre 2025. L’objectif est clair : doter l’AES d’outils opérationnels plus robustes, adaptés aux aspirations souverainistes du bloc sahélien et aux défis complexes du moment.
Un travail d’expertise pour renforcer l’architecture institutionnelle de l’AES
Réunis autour de trois piliers fondamentaux — Défense et Sécurité, Diplomatie, et Développement — les experts du Mali, du Burkina Faso et du Niger examinent minutieusement les textes et documents qui définiront le fonctionnement renforcé de la Confédération.
Au menu des travaux figurent :
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des projets d’instruments juridiques, visant à formaliser et sécuriser la coopération au sein de la Confédération ;
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des projets de rapports d’activités, faisant le point sur les réalisations du premier cycle de gouvernance commune ;
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des documents de perspectives, qui tracent les priorités politiques, économiques et stratégiques de l’AES pour les mois et années à venir.
Selon des sources proches des travaux consultées par Bamada.net, les experts se concentrent notamment sur la consolidation des mécanismes de coordination sécuritaire, sur la cohérence diplomatique du bloc et sur la planification de projets de développement communs, perçus comme essentiels pour renforcer la résilience des populations sahéliennes.
La capitale burkinabè au cœur de la montée en puissance de l’AES
L’ouverture des travaux à Ouagadougou témoigne de l’engagement commun des trois capitales — Bamako, Niamey et Ouagadougou — à porter ensemble cette nouvelle architecture régionale. Au-delà du symbole, cette réunion traduit la volonté d’établir des bases institutionnelles solides avant le rendez-vous majeur de Bamako.
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Les autorités burkinabè ont salué l’esprit de cohésion et la maturité politique des délégations, soulignant que l’AES n’est pas seulement un regroupement stratégique, mais une vision partagée du développement et de la souveraineté régionale.
Une réunion ministérielle attendue comme étape décisive
La rencontre des ministres des Affaires étrangères du 26 novembre 2025 sera déterminante : elle devra valider les propositions issues des experts avant leur présentation aux Chefs d’État. Cette étape constitue le chaînon indispensable entre le travail technique et la prise de décision politique.
Selon les informations recueillies par Bamada.net, les ministres devraient également examiner la faisabilité de nouveaux projets structurants, notamment :
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la mise en place de mécanismes financiers communs,
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l’harmonisation de positions diplomatiques,
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l’accélération de l’opérationnalisation de la Force Unifiée de l’AES,
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et la mutualisation de certaines infrastructures stratégiques.
Bamako, au cœur de l’agenda diplomatique sahélien en décembre
La 2e session du Collège des Chefs d’État de l’AES, annoncée pour décembre 2025 à Bamako, est attendue comme un tournant symbolique et stratégique. Elle interviendra un an après la première rencontre historique qui avait posé les fondations de la Confédération.
Cette session devrait :
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adopter les instruments juridiques essentiels au fonctionnement approfondi de l’AES ;
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fixer la feuille de route 2026 pour la sécurité, l’intégration économique, l’énergie, la mobilité et la gouvernance ;
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renforcer le leadership diplomatique commun face aux enjeux régionaux et internationaux ;
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annoncer des initiatives conjointes visibles, destinées à améliorer le quotidien des populations.
Les attentes des opinions publiques sahéliennes sont fortes, particulièrement autour des questions de sécurité, de souveraineté économique et de développement durable.
Une dynamique sahélienne en marche
Au-delà des aspects techniques, cette séquence politique démontre la détermination des trois États à promouvoir une architecture institutionnelle alternative, centrée sur les intérêts fondamentaux des peuples sahéliens.
Dans un contexte international où les rapports de force évoluent et où les défis sécuritaires restent pressants, l’AES continue de s’affirmer comme un cadre d’unité, d’efficacité et de solidarité. Les travaux en cours à Ouagadougou, suivis de la réunion ministérielle et du sommet de Bamako, s’inscrivent dans cette vision de transformation profonde.
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