Dans un contexte international profondément troublé, la Confédération des États du Sahel (AES) — regroupant le Mali, le Niger et le Burkina Faso — a rendu public un communiqué solennel réaffirmant son attachement à la souveraineté nationale, à l’intégrité territoriale et au respect du droit international, suite à l’opération militaire menée par les États-Unis d’Amérique contre la République bolivarienne du Venezuela.

 

Un acte d’agression sans précédent contre un État souverain

Bamada.net-Le 3 janvier 2026, les forces armées des États-Unis ont lancé une opération militaire d’envergure visant à capturer le président vénézuélien Nicolás Maduro et son épouse sur le sol de la République bolivarienne du Venezuela. Cette opération, qualifiée d’« Opération Absolute Resolve » par Washington, a impliqué des frappes aériennes et un raid héliporté de forces spéciales, conduisant à l’arrestation du couple présidentiel et à leur transfert vers les États-Unis.

Pour la Confédération AES, cette action constitue une ingérence manifeste dans les affaires internes d’un État souverain, contraire aux principes fondamentaux établis par la Charte des Nations Unies. L’usage de la force contre un pays tiers, sans mandat du Conseil de sécurité, constitue non seulement une violation du droit international mais aussi une menace à la sécurité collective.

Position officielle de l’AES : non au néo-impérialisme, oui à la souveraineté

Dans son communiqué officiel, l’AES rappelle que la souveraineté, l’intégrité territoriale et l’indépendance politique sont des droits inaliénables de chaque État et ne peuvent être compromis par aucune puissance, même permanente au Conseil de sécurité des Nations Unies. Cette déclaration s’inscrit en droite ligne de la politique de défense des nations libres et indépendantes, prônée par les autorités du Général d’Armée Assimi Goïta (Mali), du Général d’Armée Abdourahamane Tiani (Niger), et du Capitaine Ibrahim Traoré (Burkina Faso), actuels dirigeants et porte-paroles de l’AES.

L’AES condamne sans réserve le recours unilatéral à l’usage de la force, exprimant sa profonde inquiétude face aux conséquences néfastes pour l’ordre international, la stabilité mondiale et les Nations en développement. Les attaques qui ont visé des zones militaires mais aussi des infrastructures civiles à Caracas et dans d’autres régions témoignent d’une escalade dangereuse qui met en péril la vie de populations innocentes.

Une violation flagrante du droit international

Les spécialistes du droit international sont formels : l’opération américaine constitue une violation claire de l’article 2(4) de la Charte des Nations Unies qui interdit l’usage de la force contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique d’un autre État. Aucun mandat de l’ONU n’a été sollicité ni obtenu.

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Plusieurs pays africains et organisations internationales ont également dénoncé cette opération comme une atteinte à la souveraineté, appelant au respect du droit international et au dialogue entre Vénézuéliens pour résoudre la crise.

Appel à l’action : AES interpelle le Conseil de sécurité

Dans son communiqué, l’AES interpelle le Conseil de sécurité des Nations Unies, l’invitant à assumer pleinement sa responsabilité première en matière de paix et de sécurité internationales. Elle appelle à une condamnation claire de l’action militaire américaine et à des mesures concrètes pour restaurer la légalité internationale bafouée par l’intervention. L’AES insiste également sur l’importance du multilatéralisme et d’un ordre mondial fondé sur l’égalité souveraine des États.

Solidarité avec le peuple vénézuélien

La Confédération AES réaffirme sa solidarité avec le peuple vénézuélien, victime d’une agression qui a non seulement affecté sa classe dirigeante, mais aussi fragilisé la sécurité et la stabilité régionales en Amérique latine et dans le monde. Elle appelle à une solution pacifique basée sur le dialogue, la justice et le respect des choix souverains du peuple vénézuélien.

Un moment décisif pour le droit international

Pour les autorités du Mali, du Niger et du Burkina Faso, cet événement constitue un signal fort : une agression unilatérale menée par une puissance mondiale peut ouvrir la voie à de nouvelles violations de la souveraineté nationale si aucune réponse collective n’est apportée. L’AES réaffirme que la paix durable ne peut être garantie que par le respect inconditionnel du droit international, sans exception.

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MLS

 

Source: Bamada.net



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