Réunis dans la capitale burkinabè autour de la préparation de l’An II de la Confédération des États du Sahel, les ministres en charge de la Défense et des questions stratégiques du Mali, du Burkina Faso et du Niger engagent une nouvelle étape du processus d’intégration.

Après une première année consacrée à la mise en place des fondations politiques, sécuritaires et institutionnelles, l’heure est désormais à la consolidation et à la production de résultats visibles pour les populations.

L’accueil, le 25 février 2026 à la base aérienne de Ouagadougou, des délégations malienne conduite par le Général de corps d’armée Sadio Camara et nigérienne dirigée par le Général d’armée Salifou Mody, aux côtés des autorités burkinabè, s’inscrit dans le cadre des concertations de haut niveau consacrées à la feuille de route de l’An II de la Confédération AES.

Cette séquence traduit la continuité d’un agenda politique et stratégique conduit de manière coordonnée par les trois États.

En douze mois, l’espace confédéral a enregistré des avancées structurantes. Sur le plan sécuritaire, la coordination accrue entre les forces de défense et de sécurité, le partage du renseignement et la conduite d’opérations conjointes ont contribué à renforcer la pression sur les groupes armés terroristes dans la zone des trois frontières. Cette mutualisation des capacités constitue l’un des acquis majeurs de l’An I et conforte l’option d’une réponse sahélienne endogène.

Dans le domaine diplomatique, l’expression de positions communes et la rationalisation des partenariats ont permis d’accroître la lisibilité internationale du bloc confédéral. Cette convergence a été accompagnée par la mise en place progressive de mécanismes de concertation politique régulière, renforçant la cohérence de l’action extérieure des trois pays.

L’An I a également été marqué par la construction de l’ossature institutionnelle de la Confédération, avec l’opérationnalisation des principaux cadres de coordination et l’engagement d’un processus d’harmonisation des politiques publiques. Des mesures de facilitation de la circulation des personnes et des biens ont été amorcées, tout comme les réflexions sur des projets structurants dans les domaines des infrastructures, de l’énergie, des transports et des échanges commerciaux.

La feuille de route de l’An II, en cours d’examen à Ouagadougou, vise à transformer ces acquis en impacts concrets pour les populations. Elle met l’accent sur l’intensification des actions conjointes de sécurisation, l’accélération de l’intégration économique, la mise en œuvre de projets structurants à portée régionale et le renforcement de la coordination diplomatique.

Cette nouvelle phase devra toutefois composer avec des défis persistants, notamment la pression sécuritaire, les contraintes liées au financement des projets structurants et la nécessité d’une harmonisation rapide des cadres juridiques et administratifs. L’enjeu est de maintenir la dynamique politique tout en produisant des résultats perceptibles en matière de mobilité, d’approvisionnement des marchés, d’opportunités économiques et de développement des territoires.

Ainsi, l’An II apparaît comme celui du passage d’une phase fondatrice à une phase d’opérationnalisation renforcée, avec en ligne de mire la construction d’un espace sahélien intégré, souverain et capable de répondre aux attentes de ses populations.

Issa Djiguiba

Source: LE PAYS



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