L’information, rendue publique par Mohamed Ousmane Ag Mohammedine, membre du Conseil national de Transition (CNT), a suscité une vague de démentis et d’indignation au sein des communautés concernées, qui dénoncent une tentative de manipulation visant à exploiter leur identité.
Selon Mohamed Ousmane Ag Mohammedine, la rencontre devait se tenir en marge de la Biennale. Mais pour plusieurs structures représentants les Kel Ansar et les Chérifiens, cette initiative n’a jamais été validée par leurs autorités traditionnelles légitimes.
L’Alliance Chérifienne Arabanda-Aouza dénonce une “fausse information”
L’Alliance Chérifienne ARABANDA-AOUZA de Tombouctou a catégoriquement rejeté l’annonce, qualifiant l’initiative de « manipulation » destinée à créer la division et à instrumentaliser les identités communautaires à des fins personnelles ou politiques.
Elle affirme qu’aucune rencontre de ce type n’a été prévue et rappelle que toute initiative engageant leurs communautés doit être approuvée par leurs autorités légitimes. « Toute démarche non validée est nulle et sans effet », précise-t-elle. L’Alliance invite les institutions, les partenaires et les médias à ne reconnaître que les communications officielles. Elle réaffirme également son attachement à la paix, à l’unité du Mali et à la cohésion sociale.
Le Conseil général Kel Ansar se désolidarise et dénonce l’usage abusif d’images
Dans le même sens, le Conseil général Kel Ansar, par la voix de son chef, affirme n’avoir « aucun lien » avec la rencontre annoncée. Il souligne qu’aucun différend n’oppose les Kel Ansar aux Chérifiens, et juge « injustifiée » toute tentative de les associer à une initiative non autorisée.
Le Conseil a condamné fermement l’usage non autorisé d’images issues de rencontres intercommunautaires précédentes dans une bande-annonce promotionnelle, dénonçant une manipulation visant à donner une légitimité artificielle à l’événement. Il a exigé le respect de son identité et refuse toute instrumentalisation de ses membres. Avant de réaffirmer également son soutien à la République du Mali et aux autorités de la Transition.
Les autorités traditionnelles mettent en garde contre une “usurpation dangereuse”
Les autorités légitimes des communautés Kel Ansar et Chérifiennes ont également publié une mise au point commune, rejetant catégoriquement l’annonce qui circule. Selon elles, aucune consultation n’a eu lieu et aucun mandat n’a été donné pour organiser une telle rencontre.
Elles sont qualifié cette initiative d’« usurpation porteuse de confusion », susceptible de porter atteinte à la cohésion sociale et aux traditions de leurs communautés. Et de rappeler que la Biennale est un événement culturel dédié à la paix, à la créativité et à l’unité nationale, et qu’elle ne saurait servir de cadre à des actions non autorisées.
Un appel à la vigilance et au respect des voies légitimes
Dans l’ensemble, les différentes instances Kel Ansar et Chérifiennes convergent vers une même position : l’annonce de la rencontre est infondée, non autorisée et motivée par des intérêts étrangers à la cohésion des communautés. Elles ont mis garde contre toute tentative de manipulation identitaire et réiteré leur attachement à la paix, à l’unité du Mali et au caractère strictement culturel de la Biennale de Tombouctou.
Kassoum TOGO
Source: Mali Horizon
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