Sous la haute présidence du Chef de l’État, le Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition et Chef suprême des Armées, le Conseil des ministres s’est réuni le vendredi 26 septembre 2025 au Palais de Koulouba. Étaient présents à cette importante séance de travail le Premier ministre, Dr Général de Division Abdoulaye Maïga, chef du gouvernement, ainsi que plusieurs membres de l’Exécutif.
Bamada.net-Au cœur des délibérations figurait la présentation du rapport du Ministre de l’Économie et des Finances, M. Alousséni Sanou, relatif au projet de Loi de Finances pour l’exercice budgétaire 2026. Ce texte majeur fixe les grandes orientations économiques et financières du pays et traduit en chiffres les priorités stratégiques des autorités de la Transition.
Une loi conforme au cadre organique des finances publiques
Le projet de Loi de Finances 2026 s’inscrit dans la continuité de la réforme budgétaire, conformément aux dispositions de la Loi n°2025-038 du 15 août 2025 portant loi organique relative aux Lois de Finances. Cette base juridique renforce la transparence et la discipline budgétaire, tout en permettant une meilleure allocation des ressources publiques en faveur des secteurs prioritaires, notamment la sécurité, l’éducation, la santé, les infrastructures et l’agriculture.
Des recettes en nette progression
Les prévisions de recettes pour l’exercice 2026 sont arrêtées à 3 057,792 milliards de francs CFA, contre 2 739,697 milliards de francs CFA dans la Loi de Finances rectifiée 2025. Cette augmentation de 318,095 milliards de francs CFA, soit +11,61%, témoigne de la volonté des autorités d’élargir l’assiette fiscale et d’améliorer la mobilisation des ressources internes, tout en consolidant les partenariats financiers extérieurs.
Le gouvernement ambitionne ainsi de renforcer les mécanismes de recouvrement des impôts et taxes, de dynamiser les régies financières et d’optimiser la gestion des recettes issues des ressources minières, secteur stratégique pour l’économie nationale.
Des dépenses maîtrisées mais orientées vers la résilience
Du côté des dépenses, les prévisions pour 2026 atteignent 3 578,217 milliards de francs CFA, contre 3 279,886 milliards de francs CFA dans la Loi de Finances rectifiée 2025. Cette progression de 298,331 milliards de francs CFA correspond à une hausse de 9,10%.
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Si l’État accroît ses dépenses, c’est essentiellement pour soutenir les efforts de défense et de sécurité, consolider la réponse aux urgences sociales et climatiques, et accompagner la relance économique. Une part importante de ce budget sera consacrée aux investissements structurants, à la modernisation des services publics et à la mise en œuvre des réformes économiques et sociales prévues par le Plan d’action du gouvernement.
Un déficit global en légère réduction
Malgré l’augmentation simultanée des recettes et des dépenses, le Budget 2026 prévoit un déficit global de 520,425 milliards de francs CFA. Ce niveau reste en deçà du déficit de la Loi de Finances rectifiée 2025, estimé à 540,189 milliards de francs CFA, marquant ainsi une réduction de 3,66%.
Cette orientation traduit l’engagement des autorités à maintenir la soutenabilité budgétaire et à préserver les équilibres macroéconomiques, tout en répondant aux attentes pressantes des populations.
Un budget de combat et de relance
Le projet de Loi de Finances 2026 apparaît comme un budget de combat et de relance, destiné à faire face aux défis sécuritaires, économiques et sociaux du pays. Dans un contexte régional et international marqué par des incertitudes, ce budget témoigne de la détermination du Mali à tracer sa propre voie, en s’appuyant sur la mobilisation nationale et une coopération internationale équilibrée.
Sous la conduite du Président de la Transition, Général Assimi Goïta, et avec l’appui du gouvernement conduit par le Premier ministre Abdoulaye Maïga, le Mali entend faire de 2026 une année charnière pour la consolidation des acquis et la projection vers une croissance plus inclusive.
L’adoption de ce projet de Loi de Finances est un pas important dans la gouvernance économique du Mali en Transition. Elle reflète non seulement la volonté d’assurer la stabilité financière du pays, mais aussi celle d’investir dans des secteurs clés pour le bien-être des populations.
Le texte, désormais transmis au Conseil national de Transition (CNT) pour examen et adoption, fera l’objet d’un débat parlementaire qui permettra d’enrichir ses dispositions avant son entrée en vigueur.
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Ladji Djiga Sidibé
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Source: Bamada.net
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