Le secteur minier malien pourrait enregistrer une nouvelle avancée dans les prochains mois. La société canadienne Compass Gold Corp. attend actuellement la décision des autorités maliennes concernant une demande de permis d’exploitation aurifère à petite échelle pour son projet dénommé Massala, situé dans le sud du Mali, une zone réputée pour son important potentiel en or.
Bamada.net-Selon les informations parvenues à Bamada.net, l’entreprise a officiellement enclenché le processus administratif lui permettant de passer du stade de la recherche minière à celui de l’exploitation, conformément aux dispositions prévues par la réglementation minière nationale.
Des années de travaux préparatoires sur le site de Massala
Implantée au Mali depuis plusieurs années à travers une filiale locale, Compass Gold Corp. a mené un ensemble de travaux techniques sur le périmètre de Massala. Ces activités ont porté notamment sur des opérations de forage, des prélèvements d’échantillons ainsi que des analyses géologiques approfondies, visant à évaluer la présence et la rentabilité du minerai aurifère.
Les résultats issus de ces différentes campagnes auraient démontré un potentiel jugé encourageant, poussant ainsi la société à soumettre une demande officielle d’exploitation auprès des services compétents de l’État malien.
Une décision administrative attendue au premier trimestre 2026
D’après des sources proches du dossier, la réponse des autorités pourrait intervenir avant la fin du mois de mars 2026, sous réserve de la finalisation de toutes les étapes prévues par le code minier en vigueur.
Le projet Massala est présenté comme une exploitation de dimension limitée, se distinguant des grandes mines industrielles déjà en production dans le pays. Ce type de projet s’inscrit dans une dynamique intermédiaire, souvent perçue comme un levier de développement local lorsqu’il est correctement encadré.
L’or, moteur essentiel de l’économie nationale
Au Mali, l’or occupe une place centrale dans l’économie. Il constitue le premier produit d’exportation du pays et représente une source majeure de recettes extérieures. Le Mali figure régulièrement parmi les principaux producteurs africains, avec une production industrielle annuelle dépassant les 70 tonnes, à laquelle s’ajoute une production artisanale significative.
À Lire Aussi :Un zoom sur le secteur aurifère du Mali
À Lire Aussi :Compass Gold mise sur l’or de Sikasso pour sortir de la crise
Cette importance stratégique explique l’attention particulière accordée par les pouvoirs publics à l’octroi de nouveaux permis miniers, dans un contexte de volonté affirmée de mieux maîtriser l’exploitation des ressources naturelles.
Un cadre réglementaire plus strict
Ces dernières années, les autorités maliennes ont entrepris une réforme du cadre juridique et institutionnel du secteur minier. L’objectif affiché est multiple : renforcer la souveraineté de l’État sur les ressources, accroître les bénéfices économiques pour le pays, améliorer la redistribution locale et garantir une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux.
Désormais, toute autorisation d’exploitation est soumise à des conditions strictes, notamment en matière de fiscalité, de protection de l’environnement, de création d’emplois et de respect des communautés riveraines.
Des inconnues qui demeurent
À ce stade, Compass Gold Corp. n’a communiqué ni sur le volume exact des investissements prévus, ni sur un calendrier précis de lancement des activités, préférant attendre la décision finale des autorités maliennes.
Toutefois, l’éventuelle approbation du permis d’exploitation pour Massala serait perçue comme un signal positif pour l’attractivité minière du sud du Mali, une région qui concentre une part importante des projets aurifères et continue d’attirer l’intérêt des investisseurs étrangers.
Â
NB : Toute reproduction, intégrale ou partielle, sans une autorisation explicite de notre part est strictement interdite. Cette action constitue une violation de nos droits d’auteur, et nous prendrons toutes les mesures nécessaires pour faire respecter ces droits.
Â
Ladji Djiga Sidibe
Â
Source: Bamada.net
Lire l’article original ici.










