L’Observatoire national de l’emploi et de la formation (ONEF) a organisé, le 23 décembre 2025 à son siège de Baco Djicironi, la 19e session ordinaire de son Conseil d’administration.
À l’issue des travaux, le budget prévisionnel de l’exercice 2026 a été fixé à 1 652 739 000 F CFA, soit une augmentation de 0,11 % par rapport à 2025.
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À l’issue des travaux, il ressort des rapports présentés un taux de réalisation des activités de 77,1 % et un taux d’exécution financière de 97,7 %, avec un niveau de mobilisation du budget prévisionnel de 55,8 %. Parmi les principales réalisations de l’année 2025 figurent notamment des études sur l’insertion et l’employabilité des diplômés de l’enseignement technique et professionnel, l’évaluation du potentiel de création d’emplois dans la filière mangue, l’analyse de l’impact de la fiscalité sur la création d’emplois, ainsi que plusieurs enquêtes sectorielles et statistiques.
Pour l’exercice 2026, le budget prévisionnel est arrêté à 1 652 739 000 F CFA, enregistrant une légère hausse de 0,11 % par rapport à 2025. Sa mise en œuvre sera assurée grâce à l’appui de l’État, des partenaires techniques et financiers, notamment l’OIT, le Fida à travers le Projet Fier, le Pnud, ainsi que les recettes propres issues.
Ibrahima Ndiaye
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OBESRVATOIRE NATIONAL DE L’EMPLOI ET DE LA FORMATION
Une amélioration de la création d’emplois en 2025
Le 18 décembre, l’Observatoire national de l’emploi et de la formation (Onef) a fait le point sur ses activités de l’année 2025 lors d’une conférence de presse. L’institution a notamment mis en avant une amélioration de la situation de l’emploi, avec une création d’emplois plus dynamique qu’en 2024 à la même période.
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Sur les seize études programmées pour l’année, treize ont été effectivement réalisées. Trois ont été financées par la Coopération luxembourgeoise et suisse, deux par le budget national et huit grâce aux ressources propres de l’ONEF issues des cotisations patronales.
Les résultats du rapport national emploi 2024 rappellent toutefois les défis structurels du marché du travail. Sur une population de plus de 23 millions d’habitants, près de la moitié est en âge de travailler, mais l’emploi reste majoritairement informel. Une part importante des actifs gagne en dessous du seuil de pauvreté ou du SMIG, tandis que plus de 2,1 millions de jeunes demeurent sans emploi, sans formation ni éducation.
Les bulletins trimestriels de 2025 font cependant état de signaux positifs. À la fin du troisième trimestre, la création d’emplois est en hausse, les pertes reculent et l’inflation amorce une baisse. Entre janvier et septembre 2025, le secteur privé a généré 21 680 emplois, dont près de 5 000 pour les femmes.
Pour le Directeur général de l’ONEF, Boubacar Diallo, ces chiffres démontrent que, malgré la crise, l’État poursuit ses efforts en faveur de l’emploi, même si une partie des postes créés reste temporaire. Il a également évoqué les contraintes rencontrées lors des études et a appelé à un renforcement de la collaboration avec les partenaires publics et privés. En conclusion, il a annoncé la disponibilité d’une bibliothèque numérique regroupant l’ensemble des données produites par l’ONEF depuis sa création.
Ibrahima Ndiaye
Source : Mali Tribune
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