Lors du conseil des ministres du vendredi 6 février 2026, le gouvernement de la République du Mali a adopté des projets de texte relatifs à la création de la Société de Patrimoine minier du Mali (SOPAMIM S.A.). Loin d’une surprise, cette mesure s’inscrit dans la suite logique de la dynamique de refondation actuelle ou le Mali entend désormais affirmer sa souveraineté dans tous les domaines, y compris le secteur stratégique des ressources minières.
Le Mali avance lentement, mais très sûrement dans la reprise en main de sa richesse souterraine longtemps à la solde de cadres juridiques déséquilibrés qui favorisaient une exploitation, sinon un pillage légal de vautours du monde entier. Mais depuis le 29 août 2023, ce saignement économique, certes douloureux, est devenu un lointain souvenir.
En plus de l’augmentation significative de la participation de l’État au capital des Sociétés minières, le nouveau code minier et son contenu local renforcent les revenus du trésor public et des communautés locales, voire, la gestion même du secteur minier dans l’intérêt supérieur de la Nation.
Prévoyant, à l’époque, la création d’une Société de patrimoine minier, ces projets de texte ainsi adoptés par le gouvernement permettront au Mali de « prendre des participations pour son compte, de faire le portage pour les nationaux et de gérer les participations de l’État dans les différentes Sociétés minières ».
Un tournant décisif majeur pour le Mali dans sa marche vers la souveraineté, d’autant plus que les 100% du capital de la Société de Patrimoine minier du Mali SOPAMIM S.A sont détenus par l’État.
Issa Djiguiba
Source : Le PAYS
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