Le Gouvernement malien a franchi une nouvelle étape majeure dans la consolidation de sa souveraineté économique et industrielle.
Sur rapport du ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, le Conseil des ministres a adopté des projets de textes relatifs à la participation de l’État au capital social de la Société Industrielle du Centre du Mali FARATCHI-CO-SA, spécialisée dans la production d’explosifs à usage civil.
Une décision conforme à la nouvelle vision minière du Mali
Bamada.net-Selon les informations recueillies par Bamada.net, cette décision s’inscrit pleinement dans la dynamique de réformes profondes engagées par les autorités de la Transition pour assurer une meilleure intégration du secteur minier à l’économie nationale.
Ces réformes ont notamment abouti, en 2023, à :
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l’adoption d’un nouveau Code minier ;
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la promulgation d’une loi relative au contenu local, visant à renforcer la participation nationale dans les activités extractives et industrielles.
À travers ces textes, l’État malien entend rompre avec un modèle extractif peu bénéfique aux populations, en favorisant la transformation locale, la création d’emplois et la montée en compétences des acteurs nationaux.
FARATCHI-CO-SA : une société stratégique pour la sécurité et le développement
Dans cette même logique, le Gouvernement a engagé, en novembre 2024, un partenariat stratégique avec la société chinoise « Auxin », à travers la signature d’un pacte d’actionnaires ayant conduit à la création de la Société Industrielle du Centre du Mali FARATCHI-CO-SA.
Cette société a pour mission principale :
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la production d’explosifs à usage civil, essentiels aux activités minières, de carrières et de travaux publics ;
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la sécurisation de la chaîne d’approvisionnement en explosifs ;
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le renforcement du contrôle et de la surveillance dans un domaine sensible pour la sécurité nationale ;
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la promotion d’une industrie locale structurante, réduisant la dépendance aux importations.
Une participation majoritaire de l’État fixée à 51 %
Les projets de textes adoptés par le Conseil des ministres, selon Bamada.net, autorisent officiellement la participation de l’État malien au capital social de FARATCHI-CO-SA à hauteur de 51 %, faisant ainsi de l’État l’actionnaire majoritaire de la société.
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Ces textes définissent également :
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les modalités de participation de l’État ;
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les règles de gouvernance ;
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les mécanismes de contrôle et de suivi, afin de garantir une gestion conforme aux intérêts stratégiques du Mali.
Cette majorité publique vise à assurer une maîtrise souveraine d’un secteur sensible, tout en bénéficiant de l’expertise technique et industrielle du partenaire étranger.
Un signal fort en faveur de la souveraineté économique
Pour de nombreux observateurs interrogés par Bamada.net, cette décision traduit la volonté affirmée des autorités de la Transition de :
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reprendre le contrôle des secteurs clés de l’économie ;
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sécuriser les ressources stratégiques ;
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maximiser les retombées économiques du secteur minier au profit du Trésor public et des populations.
Elle marque également une étape importante dans la mise en œuvre concrète du nouveau paradigme économique prôné par les autorités maliennes, fondé sur le partenariat gagnant-gagnant, la transformation locale et la souveraineté nationale.
À travers cette décision, le Mali confirme son ambition de bâtir une industrie minière plus responsable, plus sécurisée et plus profitable à l’économie nationale. Bamada.net continuera de suivre de près la mise en œuvre de ces réformes structurantes et leurs impacts sur le développement économique et social du pays.
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Moussa Keita
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Source: Bamada.net
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