Le ministre de l’Economie et des Finances du Mali, Alousséni Sanou, a lancé, ce jeudi 5 février, à Bamako, le calendrier d’émission du titre public du Mali au titre pour 2026.
La traditionnelle rencontre annuelle entre professionnels du marché financier a d’abord soumis à l’appréciation le bilan des réalisations faites par le pays sur le marché des titres publics au cours de l’année écoulée.
C’est une bagatelle somme totale de 1193 milliards F CFA (dont 686 des investisseurs locaux et 507 milliards des investisseurs non-résidents), qui ont été mobilisés par l’Etat du Mali sur le marché financier régional durant 2025, a présenté le directeur général du Trésor et de la comptabilité publique, Siaka Samaké. L’enveloppe levée, en faveur de la couverture des besoins de financement du pays, a été réalisée, selon le Trésor public, à travers 34 émissions, dont 32 par adjudication et 2 par appel public de l’épargne.
Le remboursement du capital, quant à lui, s’élève, selon les mêmes données, à 679,18 milliards.
Face aux investisseurs, dont l’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Mali (APBEF/Mali), le directeur général Samaké a salué ce résultat satisfaisants, qui témoigne, dira-t-il, leur engagement constant à accompagner l’Etat dans sa politique de développement.
Aux dires du directeur de Umoa-Titres, Oulimata Ndiaye Diasse, ces ressources sont en nette-progression aussi bien quantitative que qualitative par rapport à 2024. Elles ont été soutenues par une gestion proactive de la dette de l’Etat du Mali.
Pour Oulimata Ndiaye Diasse, il devient essentiel de poursuivre les efforts face à l’accroissement continu des besoins de financement du développement.
Calendrier à 1450 milliards
Dans son calendrier d’émission de titres publics de 2026, l’Etat du Mali se montre encore plus ambitieux qu’en 2025. Sur les douze mois, il ambitionne de mobiliser sur le marché régional financier cette année, un total 1450 milliards de F CFA.
Bamako veut matérialiser cet objectif en 27 émissions de titres publics de bons du Trésor (480 milliards de F CFA) et d’obligations du Trésor (970 milliards F CFA) dont trois appels publics à l’épargne pour un montant de 270 milliards de F CFA.
Soutenabilité
Ces ressources ainsi mobilisées « permettront non seulement de refinancer la dette du Mali, mais également de contribuer au financement de projets structurants qui sont prévus dans le budget 2026 », a indiqué le directeur général Samaké. Et d’ajouter que ce niveau d’endettement reste « soutenable » et conforme à la stratégie d’endettement de l’Etat du Mali.
« Avec ces émissions, nous projetons un encours de la dette publique à 43 % du PIB à fin 2026, bien en deçà d’un nombre communautaire de 70 % », a précisé le directeur général Samaké.
Dans son adresse, le ministre de l’Economie et des Finances, Alousséni Sanou, a exprimé la gratitude du gouvernement envers tous les partenaires et investisseurs pour leur soutien continu et leur appui. Il a conclu en appelant les investisseurs à une participation accrue aux éditions du Mali en 2026 pour atteindre l’objectif des 1450 milliards.
La rencontre s’est clôturée par la distinction des trois meilleurs investisseurs locaux sur les titres publics de l’année 2025. La Banque de développement du Mali (BDM-SA) vient en tête. Elle est suivie de la Banque malienne de solidarité (BMS-SA). La Banque nationale de développement agricole (BNDA) est troisième place des meilleurs investisseurs locaux sur les titres publics de l’année 2025.
Pour rappel, le volume de financement pour l’ensemble des 8 Etats de l’Uémoa pour 2026, est estimé à plus de 12 000 milliards de F CFA selon les chiffres de Umoa-Titres en hausse par rapport à l’objectif de 2025.
Les huit Etats de l’Uémoa avaient mobilisé durant l’année 11 858 milliards de F CFA, soit une hausse significative de 46 % par rapport à 2024, selon les chiffres officielles.
Kadiatou Mouyi Doumbia
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