Dans le cadre de sa prise de fonctions, le Directeur général des Douanes, Cheickna Amala Diallo, a initié une tournée de visites de courtoisie auprès des organisations faîtières du secteur privé. C’est ainsi que la nouvelle équipe s’est rendue, le mercredi 14 janvier 2026, au siège du Conseil malien des chargeurs (CMC).
Ces rencontres traduisent la volonté des nouvelles autorités douanières de renforcer le dialogue et de bâtir un partenariat solide avec les acteurs économiques. Le Directeur général était accompagné du Chef du Bureau de l’Audit et du Contrôle interne (BACI), du Chef BRPC, du Chargé de communication et du Directeur du Renseignement et de la Lutte contre la fraude (DRLF).
À cette occasion, M. Diallo a présenté les orientations majeures qu’il entend mettre en œuvre pour renforcer la coopération entre la Douane et le CMC, en privilégiant la transparence, la concertation et la digitalisation des procédures afin d’améliorer la traçabilité.
La séance a permis aux opérateurs économiques et aux transitaires de faire part des difficultés rencontrées dans leurs activités quotidiennes, notamment celles liées au secteur informel, aux pénalités, à l’insécurité des trajets, à la rotation des camions, à la confiscation des cartes grises ainsi qu’aux entraves observées sur le corridor du Burkina.
Pour sa part, le Président du CMC, Kissima dit Bakissima Sylla, a salué la nomination du nouveau Directeur général et apprécié la démarche de proximité engagée. Il a rappelé l’historique, la vision et les missions du CMC, tout en assurant de la pleine disponibilité de son institution à accompagner la Douane dans ses actions. « Dans un contexte de guerre économique mondiale, les acteurs économiques nationaux doivent unir leurs forces pour préserver et renforcer l’économie du pays », a-t-il souligné.
Réagissant aux préoccupations soulevées, le Directeur général des Douanes a indiqué que certaines difficultés, notamment celles liées à la rotation des camions, relèvent de facteurs sécuritaires extérieurs à la Douane et dépendent des Forces armées, lesquelles s’adaptent à la réalité du terrain. Il a appelé à une mobilisation collective pour accompagner les Forces de défense et de sécurité, tout en réaffirmant que la rigueur dans l’application des textes n’exclut pas l’ouverture et l’équité envers les usagers de bonne foi. Il a conclu en réitérant son engagement à maintenir un dialogue constant avec les acteurs économiques.
Ibrahima Ndiaye
Source : Mali Tribune
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