2025 devrait s’accélérer pour atteindre 6,3% en 2026 » Hôtel Granada, le jeudi 26 février 2026, à l’ouverture des travaux de la conférence de lancement du processus budgétaire 2027, le ton était à l’assurance. Le ministre d’État, de l’Economie et des Finances, Alousséini Sanou, a fixé un  cap rassurant pour l’économie malienne et indiqué la ligne des perspectives. C’était en présence du Directeur général du budget, Ahmadou Tijani Haïdara, du représentant des partenaires techniques et financiers, Sie Tioye Antoine-Marie.  

Acteurs de l’élaboration du budget, secteur privé, société civile et partenaires techniques et financiers, tous étaient présents à la traditionnelle cérémonie de lancement du processus budgétaire. Ce cadre annuel permet aux acteurs multipartites d’échanger, de discuter et de faire des propositions sur le budget écoulé et, mieux,  pour définir « ensemble », avec prudence, les priorités stratégiques qui guideront l’action publique pour l’année à venir.

L’honneur est revenu au Directeur général du budget, Ahmadou Tijani Haïdara, de prendre la parole en premier pour présenter le tableau du « contexte » dans lequel l’année écoulée s’est achevée tant au Mali, qu’à l’échelle régionale et internationale. Au rang de ces contextes «difficiles» figure la crise sécuritaire. Malgré les crises multiples et les tensions géopolitiques qui secouent le monde, aucune place à l’agitation. Le ministre d’État, ministre de l’Economie et des Finances, Alousséini Sanou, s’est montré rassurant quant aux perspectives. Puisque, le contexte macroéconomique est  déjà « globalement rassurant » porté par « une amélioration notable de la situation sécuritaire et socio-politique, grâce à la montée en puissance des FAMA ».

Les chiffres avancés confirment son optimisme. Après une croissance estimée à 5,6 % en 2025, le PIB devrait grimper à 6,3 % en 2026 puis à 6,5 % en 2027. L’inflation, elle, reste « en dessous de la norme communautaire de 3 %, » a déclaré le ministre de l’économie, cela grâce « à une politique monétaire prudente de la Banque Centrale, aux efforts conjugués du gouvernement et des acteurs du monde économique, et à une bonne campagne agricole ».
La vision, au-delà  des chiffres et des performances !

Évoquant les recettes publiques, Alousséini Sanou a exprimé également son satisfecit pour l’année qui vient de s’achever. « La mobilisation des recettes fiscales ressort très satisfaisante » s’est-il réjoui, arguant que la mobilisation fiscale a dépassé les attentes, avec un taux de pression fiscale de 14,2 % du PIB, au-dessus des 13,4% prévus. Mieux encore, «le niveau du déficit budgétaire est ressorti à 1,5 % du PIB », loin des 2,7 % anticipés.

Au-delà des chiffres et des performances, c’est la vision qui prévaut pour l’économie malienne. Et, au Mali, la nouvelle vision qui oriente toutes les ambitions et politiques pour les quatre décennies à venir s’appelle « Mali kuranɛtaasira ka ben san 2063 ma ». Cette vision a toute sa place dans l’élaboration, la prévision et l’exécution budgétaire. Il n’a pas occulté dans ce sens l’ambition forte de transformer structurellement le pays à travers cette vision prospective qui vise une croissance « forte, inclusive et durable», estimée en moyenne à 10 % par an sur la période stratégique.

Le lancement du proces sus budgétaire est l’occasion phare de voir l’économie malienne dans tous ses états et ses composantes. S’agissant du déficit global, le ministre Sanou a indiqué que le gouvernement vise un déficit prévisionnel de 2,7 % du PIB en 2027.   «Cette orientation sera poursuivie sans compromettre les acquis en matière de défense et de sécurité, ni les efforts d’amélioration des infrastructures socio-économiques de base, indispensables à l’amélioration durable des conditions de vie des populations».

Ce lancement du processus budgétaire a été meublé également par deux thèmes importants, qui ont fait l’objet de débat. Le premier concerne les projets structurants nécessitant des investissements stratégiques pour assurer un développement durable et inclusif au Mali à l’aune de la Vision Mali 2063; le second porte sur le contrôle d’effectivité de la prestation objet des dé penses publiques.
La conférence s’est aussi appesantie sur les orientations de la politique budgétaire de 2026 et le cadrage budgétaire 2027; le projet de calendrier de la préparation du budget 2027; les réformes en cours en lien avec la digitalisation des moyens de paiement publics, notamment le TRESORPAY. Et en toile de fond, la modernisation continue, notamment à travers la digitalisation des paiements publics avec TRESORPAY.

Ousmane Tangara 



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