La Confédération des États du Sahel (AES) vient de poser l’un des actes économiques les plus significatifs de son histoire récente. Ce mardi, à Bamako, les Chefs d’État du Mali, du Niger et du Burkina Faso ont procédé à l’inauguration officielle de la Banque Confédérale d’Investissement et de Développement de l’AES (BCID-AES), une institution financière appelée à jouer un rôle central dans la transformation économique de l’espace confédéral.
Bamada.net-La cérémonie s’est tenue sous la haute présidence de Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État du Mali et Président en exercice de la Confédération des États du Sahel, aux côtés de Son Excellence le Général d’Armée Abdourahamane TIANI, Président de la République du Niger, et de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso. Leur présence conjointe témoigne de l’engagement politique fort des États membres à bâtir une architecture financière souveraine.
Une réponse stratégique aux défis du financement du développement
La création de la BCID-AES s’inscrit dans une logique de rupture avec les schémas économiques hérités, longtemps marqués par la dépendance aux financements extérieurs et aux conditionnalités imposées. À travers cette banque confédérale, l’AES entend désormais financer son développement selon ses propres priorités, en tenant compte des réalités économiques, sociales et sécuritaires du Sahel.
La BCID-AES a pour vocation de soutenir les projets structurants à forte valeur ajoutée, notamment dans les domaines des infrastructures de base, de l’énergie, de l’agriculture moderne, de l’industrialisation locale, des transports et de l’exploitation responsable des ressources naturelles. Elle ambitionne également d’accompagner l’émergence d’un tissu économique dynamique, en facilitant l’accès au financement pour les entreprises locales.
Un instrument de souveraineté et de solidarité confédérale
Plus qu’un simple établissement bancaire, la BCID-AES se présente comme un outil politique et économique de souveraineté collective. Elle traduit la volonté des États membres de mutualiser leurs efforts et leurs ressources afin de renforcer leur résilience face aux chocs économiques et financiers.
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La cérémonie d’inauguration a été marquée par la coupure du ruban symbolique, suivie d’une visite des locaux de la nouvelle institution, en présence de nombreuses personnalités civiles et militaires, de responsables administratifs et d’acteurs du monde économique. L’événement a illustré la montée en puissance progressive des institutions confédérales de l’AES.
Vers un développement maîtrisé et centré sur les peuples
Les autorités de l’AES ont souligné que la BCID-AES devra œuvrer en priorité pour un développement inclusif, capable de générer des emplois durables, de réduire les inégalités et d’améliorer concrètement les conditions de vie des populations. L’accent sera mis sur les investissements à impact social, en particulier en faveur de la jeunesse et des zones longtemps marginalisées.
En dotant la Confédération d’un instrument financier propre, les dirigeants de l’AES entendent également renforcer la crédibilité économique de l’espace sahélien et poser les bases d’une intégration régionale fondée sur des intérêts partagés.
Une nouvelle étape dans la construction de l’AES
L’inauguration de la Banque Confédérale d’Investissement et de Développement constitue une étape majeure dans la consolidation institutionnelle de l’AES. Elle s’ajoute aux efforts déjà engagés dans les domaines politique, sécuritaire et diplomatique, confirmant la détermination des États membres à bâtir un ensemble confédéral cohérent, souverain et tourné vers l’avenir.
Pour de nombreux analystes, la BCID-AES représente un signal clair : les pays du Sahel regroupés au sein de l’AES ne se contentent plus de discours, mais posent des actes concrets pour reprendre en main leur destin économique.
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Fatoumata Bintou Y
Source: Bamada.net
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