Il y a déjà plus d’un mois que la crise du carburant perdure et que la population en souffre sévèrement. Jusqu’à présent, aucune solution en vue n’est trouvée pour mettre fin à cette souffrance. Les files d’attente dans les stations d’essence ne diminuent pas. Alors que le précieux carburant n’est distribué que dans quelques stations des 800 officiellement répertoriées à Bamako
Cette réalité qui fait ombrage aux efforts fournis par tous acteurs du secteur pétrolier ainsi que des plus Hautes Autorités du pays, suscite des interrogations de la part des citoyens. Quand bien même  au niveau du gouvernement, l’on affirme que la quantité de carburant disponible est nettement supérieure  à celle que l’on connaissait  en période normale. Alors pourquoi la majorité des stations sont encore à sec avec des files d’attente observées encore partout à Bamako ? La Chaîne d’approvisionnement serait- elle opaque? Que se passe-t-il ?
Le ministre de l’Industrie du Commerce aurait-il déchiré le voile à travers sa rencontre avec les responsables des Douanes ? Son appel qui met en demeure les responsables des Douanes, en leur exigeant la fin des files d’attente, est un message plein de sens. Certainement, il serait la dénonciation d’une situation bien confuse. Cette situation de pénurie serait même difficile à concevoir, s’il est vrai que les citernes remplis de carburant sont arrivées à Bamako en grande quantité. Normalement, toutes stations de service devraient être approvisionnement suffisamment en carburant, pour faciliter la vente à la pompe.Â
Mais le constat est amer : la chaîne d’approvisionnement est bloquée. D’où la question savoir pourquoi cet état de fait? En effet, il y a plusieurs intervenants dans le système d’approvisionnement du carburant. Ce sont, entre autres, les principaux importateurs, les chauffeurs des citernes, l’administration douanière, les responsables des stations et les pompistes. Et dans la Chaîne, les rôles ne sont pas les mêmes. Les citernes sont tenues d’être déclarées et en retour, recevoir un document administratif des douanes attestant la déclaration faite. Serait-ce à ce niveau que le blocage Serait survenu ? Quoiqu’il en soit, la plupart des stations d’essence ne sont pas encore opérationnelles par manque de carburant. Des mesures auraient été prises pour réduire la procédure douanière pour que les livraisons se fassent vite dans les stations d’essence.Â
La réduction des délais et la garantie de la sécurité pourraient certainement aider la Chaîne d’approvisionnement. Si cela advenait rapidement, on assisterait à  une amélioration de la fluidité des opérations. Qui garantirait, à son tour, la disponibilité régulière partout à Bamako et à dans les grandes villages des régions du Mali. Du coup, les files d’attente pourraient disparaître et la circulation normale pourrait reprendre.Â
Espérons que tout soit ainsi ! En attendant, la force de la résilience continue.
Monoko Toaly
Source : Le Pélican
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