A défaut d’être un scandale géologique comme la Guinée voisine, le secteur de l’or malien révèle de plus en plus par ses facettes scandaleuses aux yeux du monde. En attestent pour le moins la tournure rocambolesque de l’enlèvement de citoyens étrangers en plein cœur de Bamako. En dépit de l’intrigante omerta des officiels, les révélations fusent de toutes parts sur les contours les plus insoupçonnés de l’opération djihadiste qui s’est déroulée à Sanankoroba. Derrière un certain pare nautique d’aéroclub se cacherait, selon plusieurs sources concordantes, une machine bien huilée de trafic informel d’or et d’exportation parallèle de ce métal très prisé sur les marchés internationaux. Vrai ou faux? En tout cas, les indiscrétions alimentent la chronique depuis l’incursion terroriste spectaculaire dans ce village périphérique de la capitale et ne font que corroborer une précédente alerte insidieuse de l’ex Premier ministre Choguel Maïga. Dans une des escapades verbales dont il a la maîtrise de vieux briscard de la politique, le célèbre détenu de Koulikoro avait notamment tiré la sonnette d’alarme sur les intrigants écarts entre les quantités d’or estampillées d’origine malienne à Doubaï et les proportions de production officiellement déclarées. Il n’était pas moins intrigant que son constat intervient dans la foulée des bisbilles entre lui et ses employeurs, qui se sont finalement conclues par son limogeage avant de déboucher sur des ennuis judiciaires.
Source: Témoin
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