Dans un pays souvent éprouvé par des crises de leadership, des rivalités de personnes et des batailles institutionnelles interminables, certains gestes méritent d’être salués avec force. L’accord de consensus intervenu entre Monsieur Mandiou Simpara et Monsieur Arouna Kanté, candidats à la présidence de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM) pour la mandature 2026-2031, en fait indéniablement partie.
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Bamada.net-Au-delà d’un simple arrangement électoral, ce retrait volontaire et responsable de la candidature d’Arouna Kanté au profit d’un consensus historique constitue un signal politique, économique et moral fort envoyé à l’ensemble du secteur privé malien et, plus largement, à la Nation.
Un fait inédit dans l’histoire récente de la CCIM
Depuis près de vingt ans, les élections consulaires au Mali, et particulièrement celles de la CCIM, ont souvent été marquées par des tensions, des contestations, des médiations tardives, voire des contentieux judiciaires. Cette fois-ci, rien de tout cela.
Pas de guerre par presse interposée.
Pas de divisions internes.
Pas de tribunal.
Mais un dialogue franc, mené dans la discrétion, la responsabilité et le respect de l’institution. Un simple bureau, des échanges directs, et une seule boussole : l’intérêt supérieur de la CCIM.
Pour la première fois depuis longtemps, les acteurs économiques maliens assistent à une élection où le consensus précède la confrontation, où la sagesse devance l’ego.
Les raisons profondes du retrait d’Arouna Kanté
Dans un communiqué officiel rendu public par son équipe de campagne, Monsieur Arouna Kanté a clairement exposé les motivations ayant conduit à cette décision. Elles sont à la fois lucides et patriotiques.
D’abord, le contexte national. Le Mali traverse une période délicate, marquée par des défis économiques, sociaux et sécuritaires majeurs. Dans un tel environnement, toute institution stratégique se doit de préserver la stabilité, la cohésion et la sérénité. La CCIM, pilier du secteur privé, ne peut se permettre des divisions internes.
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Ensuite, la nécessité de protéger l’image et la crédibilité de la CCIM, une institution chère aux plus hautes autorités du pays et appelée à jouer un rôle central dans la relance économique, l’accompagnement des opérateurs et l’attractivité du Mali à l’international.
Il y a aussi cette volonté clairement assumée de placer l’intérêt de l’institution au-dessus de toute ambition personnelle. Un choix rare. Un choix fort. Un choix qui honore son auteur.
Enfin, il faut souligner l’importance des orientations des plus hautes autorités nationales, qui encouragent fortement le dialogue, le rassemblement et la responsabilité au sein des institutions consulaires. Le consensus trouvé s’inscrit pleinement dans cette dynamique nationale d’apaisement et de construction collective.
Un acte de patriotisme économique
Ce consensus entre Monsieur Mandiou Simpara et Monsieur Arouna Kanté n’est pas un renoncement. C’est un acte de patriotisme économique.
En choisissant l’unité plutôt que la division, les deux hommes démontrent que le secteur privé malien est capable de s’élever au-dessus des querelles personnelles pour répondre aux véritables attentes des opérateurs économiques : stabilité, efficacité, crédibilité et vision.
C’est beau.
C’est élégant.
C’est digne.
Et surtout, c’est utile au Mali.
Un signal fort pour l’avenir des institutions consulaires
Ce qui s’est joué à la CCIM dépasse largement le cadre de cette seule élection. Ce consensus pourrait bien constituer un déclic, un précédent positif pour l’ensemble des organisations professionnelles et consulaires du pays.
Il montre qu’un autre chemin est possible : celui du dialogue, du compromis responsable et du sens élevé de l’État – ou plutôt, dans ce cas précis, du sens élevé de l’institution.
À l’heure où le Mali cherche à refonder ses pratiques, à renforcer la gouvernance et à restaurer la confiance, cet exemple mérite d’être enseigné, reproduit et encouragé.
Bamada.net salue une décision forte
La rédaction de Bamada.net, fidèle à sa ligne éditoriale d’analyse, de responsabilité et de défense de l’intérêt général, salue cet accord historique et responsable. Nous adressons nos félicitations aux deux candidats pour leur hauteur de vue et leur engagement en faveur d’une CCIM forte, unie, inclusive et tournée vers les priorités réelles des opérateurs économiques maliens.
Oui, il faut le dire haut et fort :
BRAVO !
BRAVO encore !
Quand les ambitions personnelles s’effacent devant l’intérêt collectif, c’est toute la Nation qui gagne.
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Fatoumata Bintou Y
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Source: Bamada.net
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