Fin des files d’attente à Bamako : Le grand soulagement après l’arrivée de 400 citernes.
Après plusieurs mois de tensions sur le marché des hydrocarbures, marqués par des files d’attente interminables et des perturbations dans de nombreux secteurs d’activité, le District de Bamako a enregistré, ce jeudi 15 janvier 2026, l’arrivée d’environ 400 citernes de carburant. Une opération d’envergure qui marque un tournant décisif dans la gestion de la crise énergétique ayant fortement affecté la capitale et ses environs.
Bamada.net-Selon les informations recueillies par Bamada, cette réception massive vise à renforcer durablement l’approvisionnement des stations-service, soulager les populations et restaurer progressivement la normalité dans la distribution du carburant.
Un soulagement visible dans la capitale
Depuis le début de la semaine, un changement notable s’observe dans plusieurs quartiers de Bamako. Les files d’attente, longtemps devenues le symbole de la crise du carburant, se raccourcissent progressivement, tandis que la disponibilité du produit s’améliore dans de nombreuses stations-service.
Transporteurs, commerçants et simples usagers interrogés par Bamada.net témoignent d’un certain apaisement. « On commence enfin à sentir une amélioration. On espère que cela va continuer », confie un chauffeur de taxi à Magnambougou.
Cette amélioration progressive résulte, selon les autorités, d’une meilleure sécurisation des convois, d’une coordination renforcée entre les services techniques et d’une mobilisation accrue de l’État face à une situation devenue critique.
Le rôle clé des FAMa dans la sécurisation des convois
Les services officiels saluent l’engagement constant des Forces armées maliennes (FAMa), dont la mobilisation a permis d’assurer la réception continue des citernes au Bureau du pétrole des douanes. Dans un contexte sécuritaire toujours sensible, cette présence militaire demeure un facteur déterminant pour garantir la régularité des flux d’hydrocarbures vers la capitale.
À travers cette action, les FAMa contribuent non seulement à la sécurisation du territoire, mais aussi à la stabilité économique et sociale, en accompagnant l’État dans la gestion des crises stratégiques.
Les autorités rassurent : pas de nouvelle pénurie en vue
Face aux rumeurs persistantes circulant sur les réseaux sociaux, le Centre de Coordination et de Gestion des Crises (CECOGEC) est monté au créneau pour démentir toute information faisant état d’une nouvelle pénurie de carburant à Bamako.
Dans un communiqué consulté par Bamada, le Centre affirme que les opérations de ravitaillement se déroulent normalement et que les stocks actuellement disponibles couvrent largement les besoins de consommation du District de Bamako.
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Le CECOGEC dénonce des fausses informations émanant d’individus mal intentionnés, dont l’objectif serait de semer la panique, provoquer des attroupements inutiles devant les stations-service et discréditer les efforts des autorités engagées dans la résolution de la crise.
Appel à la vigilance et à la responsabilité citoyenne
Les autorités appellent les populations à faire preuve de calme et de discernement, en évitant de relayer des informations non vérifiées. Elles rappellent que la psychose collective peut, à elle seule, créer des pénuries artificielles et perturber un système d’approvisionnement pourtant fonctionnel.
Le CECOGEC met par ailleurs en garde les auteurs et diffuseurs de fausses nouvelles, soulignant que des mesures appropriées pourraient être prises à l’encontre de ceux qui s’emploient à déstabiliser l’opinion publique.
Une mobilisation politique au plus haut niveau
Selon plusieurs sources concordantes, cette opération d’envergure s’inscrit dans la dynamique impulsée par les plus hautes autorités de la Transition, sous l’impulsion du Président de la Transition, Chef de l’État, le Général d’armée Assimi Goïta, déterminé à atténuer les souffrances des populations et à garantir l’accès aux produits stratégiques.
La réception de ces 400 citernes apparaît ainsi comme un signal fort, traduisant la volonté des autorités de reprendre le contrôle de la situation et d’éviter une crise durable aux conséquences économiques et sociales lourdes.
Vers une stabilisation durable du marché du carburant ?
Si l’arrivée massive de citernes constitue une avancée significative, plusieurs observateurs estiment qu’une stratégie de long terme reste nécessaire pour prévenir de nouvelles perturbations. Renforcement des capacités de stockage, diversification des circuits d’approvisionnement et amélioration de la communication institutionnelle figurent parmi les pistes évoquées.
En attendant, les populations de Bamako peuvent, pour l’heure, respirer un peu, alors que la capitale retrouve progressivement un approvisionnement plus fluide en carburant.
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Ladji Djiga Sidibé
Source: Bamada.net
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