Piloté par l’Agence nationale des énergies renouvelables et des bioénergies, ce programme est le fruit des efforts conjugués de plusieurs partenaires d’appui, notamment le Fonds mondial pour l’environnement, le Programme des Nations unies pour le développement, le Rocky Mountain Institute, ainsi que la Banque africaine de développement (BAD).
Lancé jeudi dernier (27 novembre 2025), le Projet national du Programme africain de mini-réseaux ou « Africa Minigrids Program » (AMP) bénéficie de l’appui financier du Fonds pour l’environnement mondial et du Pnud pour un montant total de 2,8 millions de dollars, soit 1,25 milliard de francs CFA pour une durée de quatre ans. « Ce projet va contribuer significativement à la réalisation de l’ambition du gouvernement malien pour accélérer l’accès universel à une énergie propre, fiable… tout en contribuant à la lutte contre le changement climatique et à la transformation socio-économique », a déclaré le représentant résident du Pnud au Mali, Maleye Diop.
Il a rappelé que ce projet participe des efforts des pouvoirs publics à faciliter l’accès, à une énergie propre, du plus grand nombre de la population, et singulièrement en milieu rural. Le ministre de l’Environnement, Mme Doumbia Mariam Tangara, a noté que le Projet national de mini-réseaux participe de « la promotion des énergies renouvelables pour améliorer la productivité et la production des systèmes agro-sylvo-pastoraux, optimiser les chaînes de valeurs, contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, en vue d’améliorer les moyens de subsistance des populations locales et la restauration des écosystèmes ».
Quant au ministre de l’Énergie et de l’Eau, Boubacar Diané, il s’est réjoui de cette initiative aux « retombées importantes » dans le cadre des stratégies nationales d’élargir l’accès universel du plus grand nombre au service de l’électricité. Bien que disposant d’un « immense potentiel énergétique », a rappelé M. Diané, le Mali demeure confronté à « un défi structurel : celui de garantir un accès équitable à cette ressource essentielle, particulièrement pour nos populations rurales et isolées, qui restent encore trop souvent en marge du service public de l’électricité ».
N’empêche, s’est-il réjoui, l’optimisme est permis car l’AMP pourrait constituer « une réponse innovante, concrète et durable à ce défi ». À travers le développement des mini-réseaux modernes, a-t-il précisé, l’AMP permettra « d’améliorer significativement le taux d’accès à l’électricité en milieu rural, de stimuler l’activité économique locale, notamment l’agri-transformation, l’entrepreneuriat et les services essentiels, et surtout de réduire notre dépendance aux énergies fossiles ».
Les retombées du projet de mini-réseaux sont multiples. Ainsi, au-delà de la contribution à la préservation de l’environnement et de l’écosystème, le volet énergie de l’AMP permettra de connecter 8 665 bénéficiaires directs, dont 50 % de femmes, grâce à 1 752 nouveaux raccordements. C’est dire que le genre a été judicieusement pris en compte dans la conception et la mise en œuvre de ce projet.
Naby
Source : Le Matin
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